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chroniqueshumaines

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Journal d'un mammifère en colère!


NUIT DEBOUT ? JOURNÉE  PAR TERRE…

Publié par Hâche humaine sur 12 Avril 2016, 13:21pm

…c’est la faute à Badinter ! Le soulèvement populaire se profile. La colère gronde, le peuple se rassemble… Est-ce cela révolution version 2016 ? Une bande de lycéens intoxiqués aux gigabits qui pour la plupart ne savaient même pas ce qu’était le code du travail il y a dix jours ? Et qui ne le savent toujours pas d’ailleurs. Une génération incapable de faire la vaisselle ou de vivre sans assistance électronique et qui veut sauver la France du joug de nos élites ? Le tout accompagné par quelques désespérés qui rêvent de voir cette génération faire ce dont elle a été incapable : se rebeller ? C’est une blague ! Sauve-toi d’abord toi-même ô jeunesse : de l’ignorance et de la désinformation dans laquelle on t’a bercée. Au moins à l’époque du C.P.E. il y avait des palettes par terre, du mouvement, ça gueulait, ça ressemblait à quelque chose ! Si au moins il y avait une vraie idéologie derrière ce mouvement mais rien. Ce sont encore les syndicats qui manipulent des esprits à l’état de jeunes pousses pour continuer d’exister dans un monde où ils n’ont plus de poids sur rien. Il faut bien justifier les subventions si l’on veut garder un certain train de vie ; n’est ce pas monsieur Thierry Lepaon ? J’ai personnellement adhéré à la C.G.T. histoire de voir comment cela se passait de l’intérieur (on fait avec ses moyens), j’en suis ressorti manu militari avec un œil qui pleurait de rire et l’autre de dépit. Déjà les syndicats ne sont plus représentatifs de personne à part dans les transports en commun évidemment ; qui continuent d’enchaîner les grèves au grand dam des autres travailleurs qui sont bien plus emmerdés que ceux qui ont le pouvoir de répondre à leurs exigences. Mais surtout et c’est le plus grave, les syndicats sont devenus une cachette pour gauchos retombés dans les abîmes d’une réalité où se partager les restes est devenu sport national. De séminaires en restos, les syndicats engraissent leurs dirigeants et agressent leurs opposants. Coluche disait : « la politique c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le syndicalisme c’est le contraire ! » Et il avait raison…

Un mouvement mais contre quoi ? Je prends Rebsamen, je mélange, je secoue et j’obtiens El Khomri ! La loi El Khomri, ou le code du travail revu et corrigé par Gattaz et ses amis. D’où vient-elle El Khomri ? Quelle ascension fulgurante ! Pour grimper les marches quatre à quatre il faut savoir tisser des liens haut placés et se fondre dans le système…je dis ça, je dis rien… À y regarder de plus près cette loi ne touche guère aux acquis en tant que tels, mais elle accorde une certaine souplesse sous réserve d’accords sociaux ! En Français ? Elle réserve le droit aux entreprises de négocier DIRECTEMENT des autorisations de ne pas respecter la loi sans avoir à passer par une quelconque assemblée et encore moins par un référendum des salariés ou même des syndiqués, non seuls les délégués mandatés par les syndicats seront concernés par ces discussions qui auront un impact sur le quotidien de millions de Français. Les entreprises prennent définitivement le pouvoir sur la France du travail et les premiers amendements de la réforme en prennent acte. Assouplissement des licenciements économiques, on prépare le naufrage, il n’y aura pas assez de canots pour tout le monde : les patrons et les rentiers d’abord ! Il y aurait beaucoup à dire sur cette loi mais qu’est-ce que cela changera désormais ? Je ferais bientôt un article dénonçant ce que je peux constater comme abus en tant que salarié. Le mal est déjà fait. L’argent domine le monde, c’est un fait.

Un duel entre jeunesse et patronnât… Le résultat sera sans appel, les lycéens lassés par un combat qu’ils ne comprennent pas retourneront préparer leurs bacs en rêvant à un avenir prometteur peu probable et la loi s’installera tranquillement en imprégnant doucement mais surement nos habitudes. D’accord en accord nous seront bientôt en état de rivaliser avec le tiers monde seul moyen de réinvestir dans l’industrie productive. Oui j’exagère…on en reparle. Un mouvement qui va se disloquer comme les autres, restera un pâle souvenir et peut-être un mouvement politique créé par les plus hardis et qui fera 0,5 % à la prochaine élection locale. Tout cela n’est que du vent, nous ne sommes que les ombres de nos idéaux. Le pouvoir de ceux qui nous dirigent est plus puissant que le plus puissant des Empires. Il infecte nos institutions, nos écoles, nos constitutions. Il n’est pas à la tête d’un état, mais il détient leurs dettes et ce sont les peuples qui payent. L’heure n’est malheureusement pas au rassemblement non, si ce n’est ce genre de rassemblement fadasse avec son lot de casseurs pour animer les infos et détourner de l’essentiel. Les gens sont divisés et rangés par classes sociales, par origines ethniques et culturelles ; et plus sournoisement par positionnement politique. Je vois mal l’avenir. Il y aura deux mondes, l’un avec ceux qui peuvent avoir et les autres. Nous avons profité un temps de certaines attitudes plus que discutables des Occidentaux avec le dit « tiers monde » mais nous nous apercevons que nous sommes à notre tour aspiré par la misère par un effet tunnel que nous devons à la mondialisation. Il va falloir mettre de l’intelligence dans la riposte. Le gouvernement ne pourra pas ouvrir une porte dont il n’a plus les clefs.

Comme dirait Krasucki : à la grèèève ! Si nous voulons faire une grève efficace, il faut la faire tous ensemble en excusant bien sûr nos amis des branches médicales et premiers secours et en prévoyant de retrouver les forces de l’ordre en face de nous…quand on est formaté. Sans bruit, une journée sans supermarché, sans transports, sans échanges monétaires. Ça fait mal au portefeuille. Manifester autrement, en silence, en restant à la maison. Suis-je au courant que je peux aller en tôle pour tenir des propos pareils ? Liberté il paraît… « Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres. » L’Abbé Pierre.

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