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chroniqueshumaines

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Journal d'un mammifère en colère!


LETTRE OUVERTE À TOUS LES RÉSIGNÉS DE FRANCE ET DE NAVARRE

Publié par Hâche humaine sur 30 Mai 2016, 05:03am

Hier j’ai eu une discussion qui, malgré son caractère tout à fait cordial, m’a laissé un goût amer. Le thème était la finance sur fond d’élection présidentielle américaine. Mon interlocuteur faisait apparemment partie de ceux qui pensent encore que les États-Unis sont une grande démocratie, (je le respecte) et que Clinton nous promet un meilleur avenir que Trump. J’ai déjà publié un article sur Trump je laisse le lien en bas. J’ai donc mis en avant, histoire d’argumenter, que Trump s’autofinançait et que donc il serait très libre de ses mouvements en cas d’élection mais que sa mentalité et sa soif de gloire risquaient de conduire à « des incidents diplomatiques de premier ordre ». A contrario Clinton, politicienne chevronnée incontestablement, doit compter sur le financement de puissants lobbys qui feront ensuite pression comme c’est le cas depuis déjà plusieurs décennies et qui ont fait leurs preuves en matière de politique dévastatrice. Bref j’en concluais que les Américains allaient à nouveau, comme à chaque élection occidentale, devoir choisir entre la peste et le choléra. Ensuite, mon interlocuteur m’a vanté les mérites d’Obama et m’acheva avec le fameux : Il ne faut pas lutter contre la finance puisque sans elle le monde s’écroule et qu’il y avait toujours eu des riches. Ma réponse ne s’est pas fait attendre : je l’invitais à se référer à mes précédents écrits puisque je me tue à répéter que je me fous royalement qu’il y ait des riches, que mon ennemi c’est la misère et qu’une « autre finance » était possible.

_ « Vous êtes un utopiste, vous n’y changerez rien. »

Mon orgueil humoristique rétorqua :

_ « On en reparle… »

Orgueil ? Sentiment qui transforme l’homme-outil en insoumis. Les élites semblent avoir de beaux jours devant elles. Je parlais de la réaction de certains auditeurs de radio qui râlaient allant jusqu’à se considérer comme pris en « otage » le mot est fort, par les grévistes. Toute une frange de la population ne souhaite en aucun cas changer quoi que soit et tout une autre concrètement ne fera rien. Que reste t-il ? Quelques gauchos qui cristallisent leur débat sur des sujets obsolètes, le reste se reportant sur les partis extrémistes se trompant d’ennemi et qui ont tous un point commun qui est de s’attaquer aux symptômes et non à la véritable source des problèmes. Que reste t-il ? Pas grand-chose, il faut bien admettre que sur ce point mon interlocuteur ne prenait pas trop de risques à pointer du doigt l’utopie que ma petite personne puisse effectivement changer le monde. Donc j’arrête là mon récit et je vais me coucher…

…et puis non ! Je refuse catégoriquement d’adhérer à ses idées. Pourquoi : parce que j’ai bien conscience de vivre dans un pays qui présente bien des avantages en rapport à ce qu’on l’on peut vivre ailleurs sur terre, mais j’ai aussi tout à fait conscience de deux choses : la première et que ces « privilèges » fondent comme neige au soleil et la seconde est que tous ces acquis sont le fruit de luttes sociales parfois sanglantes et nous ne sommes que les héritiers de ceux qui ont su faire les sacrifices nécessaires pour changer le quotidien de tout un peuple. Nous sommes indignes de cet héritage.

La résignation et la soumission à ce système monétaire fait de nous les collaborateurs (je pèse mes mots) de ceux qui font les guerres, empoisonnent les sols et détruisent la géopolitique mondiale au profit d’un nouveau système global qui détruit absolument tout sur son passage. J’ai honte d’être Occidental, oui j’ai honte parce que depuis les créations des différentes compagnies des Indes Orientales (aux Pays-Bas et en Angleterre puis en France peu à peu) nous sommes clairement responsables de tous les grands ravages qui ont défiguré la planète et causé la souffrance, la misère et la mort en quantité industrielle. Esclavage, guerre, nucléaire, drogue, exploitation pétrolière, empoisonnement pharmaceutique, la liste est longue, et tout part de l’Occident. Bien sûr nous n’en sommes pas individuellement responsables mais ne rien faire finit par nous rendre tout de même un petit peu coupable.

Ma philosophie est que même si nous ne représentons qu’une infime fraction de la responsabilité des actions des élites Occidentales, nous nous devons selon notre position sociale et de nos capacités de faire tout ce qui est possible pour changer les choses. Le faire à son échelle ce n’est pas rien, frappe le maillon d’une chaîne et l’onde se propagera sur toute sa longueur. chaque fois que je rédige un bout de texte, j’ai l’impression de prendre une seringue que j’essaye de remplir de raison, de bon sens et je l’injecte à la volée en espérant que cela aura un effet.

-« Vous êtes un doux rêveur »

Peut-être, mais qui d’autre si ce n’est les rêveurs ont fait avancer l’humanité ? Je n’ai aucune prétention, mes textes ont une portée nulle et je suis au bas de la chaîne alimentaire, pour autant je me dis qu’à force de balancer des boules neige du haut de la montagne je finirais peut-être par déclencher une avalanche. Et si par bonheur je pouvais inciter quelques collègues à balancer des boules de neige avec moi cela pourrait avoir un impact. Je ne peux pas faire grand-chose j’en ai bien conscience mais j’ai simplement décidé d’arrêter de ne rien faire. Cela fait bien trop longtemps que je subis sans réagir, assujettis à la marche en arrière des peuples, condamné à payer l’impôt aux traîtres qui sauvent les banques et laissent crever les mômes dans des quartiers sordides.

J’ai simplement envie de dire à tous les résignés de France et de Navarre que nous avons une responsabilité vis-à-vis des enfants de ce monde. Notre soumission a un impact considérable sur la misère humaine et sur l’avenir sombre de la planète. Nos institutions, nos lois, notre avenir sont actuellement entre les mains non pas d’incompétents mais d’une véritable association de malfaiteurs qui travaillent à contresens de nos intérêts dans la pleine conscience de leurs actes. Une cathédrale demande le concours et la participation de dizaines voire de centaines d’hommes : architectes, maçons, vitriers ; combattre la toute-puissance de ces élites représente un ouvrage bien plus difficile que la construction d’une cathédrale ! Non je ne peux rien faire seul c’est une certitude mais je taille une pierre et lorsqu’elle sera finie j’irais la poser, mon espoir et de voir ce chantier attirer de plus en plus de tailleur parce qu’une fois qu’un mouvement populaire vers un vrai changement sera lancé plus rien ne l’arrêtera, rien. Ce n’est pas parce que votre voisin ne tri pas ses ordures que vous devez vous en abstenir.

Lorsqu’une personne est en danger, nous nous devons d’intervenir ; ne pas le faire est même un délit en France. Et bien aujourd’hui c’est le monde qui est danger et par effet domino, notre république, nos valeurs, notre confort social et surtout l’avenir de nos enfants sont gravement inquiétés. Ce nouveau système politique qui laisse le pouvoir à la haute finance est en train de ruiner la planète et tous ses habitants. À cette échelle ne rien faire n’est pas un délit, c’est un crime.

« Même si nous ne pouvons que le peu, nous nous devons de le faire. » C.H.

http://chroniques-humaines.over-blog.com/2016/04/trump-et-si-les-simpsons-avaient-raison.html

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