Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

chroniqueshumaines

chroniqueshumaines

Journal d'un mammifère en colère!


Des apatrides, des mercenaires et un type qui se demande où va le monde

Publié par ChroniquesHumaines sur 15 Mars 2017, 00:12am

Aujourd’hui j’aimerais mettre en lumière un phénomène qui certes a toujours existé mais qui prend une ampleur et une tournure assez inquiétante dans les pas de la mondialisation forcée par le mauvais capital : le mercenariat. En effet nous constatons notamment dans le sport que certains n’hésitent pas à se vendre pour représenter le pays le plus offrant financièrement ou le plus avantageux au niveau sportif. Bien sûr la double nationalité permet à certains de choisir entre deux pays fonction de leurs principes ou de leurs intérêts, mais là nous en venons à voir des états vendre la nationalité. Il a bien sûr le cas emblématique du Qatar dont l’équipe de handball a été vis championne du monde en 2015 avec une équipe quasi entièrement composée de joueurs naturalisés et qui n’hésite pas à piller des nations défavorisées comme le Kenya ou l’Éthiopie de leurs meilleurs athlètes. Tel est le fruit du démantèlement des nations.

 

Mais ce n’est pas le plus grave, partons du côté du Moyen-Orient où la guerre fait rage et observons un peu les rangs de ton soi-disant état islamique, que remarquons-nous ? L’incroyable universalité des combattants qui viennent de partout et pas seulement pour la cause non. Que les choses soient dites il y a un vrai business là-dessous et beaucoup sont là pour le profit. Même durant la seconde guerre mondiale aucun soldat ni aucun officier n’a choisi son camp en fonction du plus offrant sauf bien sûr pour ceux qui étaient bannis, en exil ou sous une menace qui les obligeaient à fuir leur pays. C’est tout simplement du jamais vu et cela est le résultat d’une politique appuyée par une succession de mensonges d’états qui ont poussés les hommes à délaisser les causes patriotiques protectrices et garantes de l’hégémonie populaire au profit de leurs intérêts personnels. Combien d’enfants abandonnés laissés à la merci de prédicateurs sans scrupules partent faire le djihad bien plus par vengeance envers le pays d’adoption que par véritables convictions religieuses ? Quand on voit le développement des milices privées un peu partout dans le monde ou la privatisation des services pénitentiaires, il y a de quoi se demander jusqu’où la loi du plus fort (ce qui correspond au plus riche dans notre société) va nous entraîner vers les bas-fonds de la nature humaine. J’entends déjà ceux qui me répondront que la guerre n’a toujours été qu’une question d’intérêts mais cela n’a jamais empêché les hommes d’accorder de l’importance à leurs origines culturelles et à leurs racines, jusqu’à ce que ce qu’éclate le bloc soviétique. Depuis le capitalisme à la main et ne se prive d’aucun crime pour toujours plus de fric.

 

Nous pouvons également évoquer la fuite des cerveaux et des talents en tous genres vers des avenirs plus prolifiques au sein d’entreprises et d’universités plus « généreuses » à l’étranger, même si cela ne sera jamais aussi grave que de voir des gamins se jeter dans la gueule du loup de Daesh bien content de profiter de la haine que nous avons cultivée en eux pour eux ; reste que tout mit bout à bout finit par nous appauvrir et gardons à l’esprit que tout est fait en ce sens, car pour certaines élites : « l’avenir de l’humanité sera un grand marché dans lesquels les nations n’auront plus lieu d’être ». C’est là qu’il est, je pense, nécessaire de rappeler à chacun l’importance des nations. Comme je le dis souvent : je ne suis pas citoyen du monde tout simplement parce que le monde n’est pas une république ! Ce qui fait la beauté du monde ce sont ses particularités et la multitude d’outils à notre disposition pour façonner notre entourage à commencer par notre propre vie ; et ce qui fait la richesse de l’humanité ce sont ses différences culturelles, sociales mais pour qu’elles puissent exister, il faut qu’elles s’acceptent et cela ne pourra se faire que si l’on accorde à chacun l’espace vital qui leur est nécessaire.

 

Tout le monde ne peut vivre ensemble et il n’y a qu’un Occidental pour croire que notre modèle de société est le meilleur du monde et qu’il devrait s’imposer partout, c’est un raisonnement suprématiste dont les conséquences historiques ont été la colonisation et tous ses travers dont l’Afrique paye la note depuis plus de deux siècles.

 

Que pourrait être un monde sans nations, sans peuples auxquels se raccrocher ? Un monde de mercenaires sans états d’âme où chacun aura à défendre son steak en dépit de toute moralité. Tout cela soulève bien des questions pour lesquelles il serait temps de trouver des réponses durables car en dépit de toutes les innovations qui « arrangent » nos quotidiens, sans « essence humaine » dans nos réflexions nous ne serons plus que des machines aux performances pitoyables. La corruption est au cœur de tout mais quoi d’étonnant dans un monde où la manipulation est devenue gage de réussite.

 

Nous devons lutter pour la souveraineté nationale, sans tomber dans la haine de l’autre. La nation garantit le droit d’exister à notre culture et il est urgent pour chacun d’entre nous de comprendre que nationalisme n’est ni un gros mot ni une philosophie raciste, c’est simplement l’idée que le monde est fait de civilisations plus ou moins compatibles qui se chevauchent et que le vivre ensemble ne peut se conjuguer à échelle mondiale que dans le respect de chaque philosophie de vie qui peuple cette planète. L’ouverture d’esprit ce n’est pas imposer ses idées et sa morale au monde entier comme le veulent les défenseurs d’une certaine ligne de pensée humaniste. Sauvegarder les nations c’est permettre à chaque peuple, chaque culture de vivre sans avoir à subir un folklore qui ne leur ressemble pas.

 

Le monde changera, il évoluera mais rien ne se fera correctement en forçant les choses. Il faut laisser à chaque nation le droit de conduire son propre destin sans juger ce qui n’appartient pas à notre réalité. Je préfère de loin un monde de patriotes à un monde de mercenaires apatrides.

"Poursuivre en désordre une armée en déroute, c'est vouloir changer sa victoire en défaite." Auteur inconnu. 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents