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chroniqueshumaines

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Journal d'un mammifère en colère!


Comment ça va au Venezuela ?

Publié par ChroniquesHumaines sur 4 Avril 2017, 16:48pm

Avant de s’attarder sur l’élection présidentielle qui nous concerne tous et dont le premier tour aura lieu dans quelques jours, faisons un petit détour par un État méconnu d’Amérique du sud : le Venezuela. Ce pays présente des aspects qui sont susceptibles de nous intéresser même si au premier abord ce peuple semble assez lointain de notre Europe. Le Venezuela est un parfait exemple des ravages que peuvent provoquer les États-Unis et leurs lobbys pétroliers sur toute une nation. Leur ancien président et leader révolutionnaire Hugo Chávez est un parfait exemple de ce qu’est une victime d’une diabolisation orchestrée par Washington et cela continue même après sa mort :

Je suis tombé aujourd’hui sur un article du journal Atlantico rédigé par deux obscurs spécialistes : Christopher Dembik dont voici le palmarès éloquent : « avec une double formation française et polonaise,  il est diplômé de Sciences-Po Paris et de l’Institut d’Economie de l’Académie des Sciences polonaise. Il a vécu cinq ans à l’étranger, en Pologne et en Israël, où il a travaillé pour la Mission Economique de l’Ambassade de France et pour une start-up financière. Il est responsable de la recherche économique pour le Groupe Saxo Bank » ; ainsi que Christian Saint-Etienne : « professeur titulaire de la Chaire d'économie industrielle au Conservatoire National des Arts et Métiers. » Le titre de cet article parle de lui-même :

 

« Merci qui ? Comment le Venezuela est passé en 15 ans du statut de pays le plus riche d’Amérique du Sud à celui ayant le plus de difficultés »

 

Dans cet article honteux les deux économistes multiplient les mensonges et tirent à boulets rouges sur l’ancien ennemi du capitalisme à l’Occidental Hugo Chávez. Ils nous expliquent que sa politique a plongé le pays dans l’inflation en raison des choix effectués par le leader de la révolution Bolivarienne sans aucun argument à l’appui mais alors aucun ! Ils nous expliquent que Chavez et Maduro l’actuel président ont confisqué les richesses du pays et sont responsables de la crise économique que traversent actuellement les Vénézuéliens et qui a débouchée sur une tentative de coup d’État du président Maduro contre la chambre des députés. Mais qu’en est-il réellement ?

Pour le savoir il est intéressant de se demander ce qu’était le Venezuela avant l’ère Chávez. Cet État deux fois grand comme la France est en réalité très riche par de nombreuses facettes. Historiquement déjà bien sûr, cette ancienne colonie Espagnole a connu beaucoup de régimes gouvernementaux différents mais a aussi une autre particularité qui va considérablement changer le cours de son histoire surtout après la Première Guerre mondiale, le Venezuela repose sur la plus grande réserve de pétrole du monde. Pas moins de 297 milliards de barils selon certaines estimations ! Alors comment se peut-il qu’il y ait autant de misère?

 

_Oncle Sam, c’est encore toi ?

 

Nous y revenons encore et toujours, avant Chávez ce sont les multinationales Américaines qui faisaient la pluie et le beau temps au Venezuela grâce à leurs deux jouets favoris : la menace et la corruption. Quand les États-Unis n’obtiennent pas ce qu’ils veulent de la part d’un gouvernement, ils lui collent un embargo, font tout ce qui est nécessaire pour que leurs « alliés » ou « petites putes » appelez-les comme vous voulez, en fasse de même. Ils fomentent des coups d’État et diabolisent leurs opposants en atteignant souvent le grotesque mais ça marche ! Hugo Chávez est de ceux-là et de ceux qui sont passé par la case prison pour avoir tenté de lutter contre les traîtres à la nation. Mais Chávez est un Bolivarien intelligent et intègre. L’ancien président Perez vivait avec les volés fermés de peur d’être abattu avant d’être destitué ; il a été condamné par deux fois pour divers détournements de fonds et notamment blanchît grâce à des comptes secrets aux États-Unis mais cette enflure a pris la fuite et a passé les dix dernières années de sa vie à l’abri des ennuis dans une luxueuse villa…à Miami !

 

_Oncle Sam, je t’ai vu.

 

Ses successeurs n’ont guère été plus brillants jusqu’à l’accession au pouvoir en 1999 de Chávez qui hérite d’un pays où la misère et les disparités atteignent des niveaux incroyables. Ne nous barbons pas avec des chiffres ce qu’il est important de savoir c’est que Chávez a poursuivi toute sa politique dans un seul est unique but : que le peuple Vénézuélien puisse profiter des revenus du pétrole en lieu et place des grandes industries Américaines. Et Dieu sait s’il a presque réussi car sous sa présidence jusqu’en 2013 il aura réduit la misère de moitié, modifié la constitution pour la rendre plus démocratique en faisant inscrire contre son propre intérêt : un référendum de révocation à mi-mandat. Si nous avions eu ça en France, Hollande serait déjà à la retraite. Le litre d’essence y est le moins cher du monde mais n’est-ce pas normal quand on est le pays qui en a le plus ? Avant Chávez c’est le luxe, la luxure et toutes les affaires nauséabondes qui permettaient aux Américains de tenir les dirigeants Vénézuéliens par leur masculinité. Or Chávez était un homme simple qui n’avait pas besoin de tout cela. Il s’inquiétait pour son peuple et avait compris les travers du capitalisme. Ce n’était pas un provocateur, c’était un combattant. Il savait que derrière les comportements maffieux des différents présidents qui l’avaient précédé, se cachait en fait l’Empire pétrolifère Américain.

 

Mais le cancer a eu Chavez et le leader de la révolution Bolivarienne n’est plus. S’il y a bien deux choses que l’on peut reprocher à Chávez c’est d’une part : de ne pas avoir réussi à se défaire d’une criminalité qui infeste ce pays mais aussi d’avoir eu confiance en Maduro.

 

Bien que nos deux auteurs du jour voudraient nous faire croire que c’est la politique de Chávez qui a précipité l’économie du pays dans l’inflation et qui consistait ni plus ni moins qu’à utiliser une bonne partie du pétrole pour financer des aides sociales, bref les bénéfices du capital réparti dans le bien-être de chacun ; ce que les deux auteurs oublient de nous dire c’est qu’aussitôt Chávez mort, la presse Occidentale s’est empressée de détruire son image de soi-disant dictateur mais toujours élu avec une large majorité et pleuré par tout son peuple. Les Américains sont revenus tranquillement à la charge avec les valises pleines de dollars et Nicolás Maduro le nouveau président a accepté bizarrement d’emprunter de l’argent à la banque Américaine Goldman Sachs ! Les Américains sont responsables de la chute du cours du pétrole et cela oblige certains États à produire plus tout en gagnant moins ce qui creuse les dettes et assoie toujours plus leur Emprise.

 

Si le Venezuela allait mieux c’était grâce à Chávez. S’il va si mal aujourd’hui ce n’est certainement pas de sa faute. Comme pour les pays de l’Union Européenne, comme pour le Mexique, comme pour tous les pays tombés dans le piège de la dette concocté par la grande finance, le Venezuela est simplement victimes de taux d’intérêt scandaleux qui obligent le Venezuela à rembourser toujours plus aux dépens des acquis sociaux. Comme en France finalement.

 

Mais ce qui me dérange le plus dans l’article à charge de ces deux gugusses c’est qu’ils en viennent à nous dire tout de même, que si le Venezuela venait à être en cessation de paiements ce serait bénéfique pour lui car cela l’obligerait à accélérer les réformes !!! En Français les réformes qui imposent la plus grande austérité pour le peuple afin que l’État paye le plus possible…ses intérêts ! Mais cet argent aucun pays ne le doit en réalité, nous avons remboursé bien plus que nous avons emprunté, c’est de l’escroquerie pure et simple. Chávez avait compris c’est pour cela et en espérant reprendre la main sur le pétrole Vénézuélien que tout ce lynchage médiatique a commencé. Si Chavez est un dictateur que penser de nos dirigeants, où est la dictature ?

 

Voilà ce qu’est l’économie vue par deux Occidentaux à la solde du libéralisme sauvage, voilà ce qu’est la vérité. Si le Venezuela va mal c’est parce qu’il est en train de se faire piller par les industries pétrolières Américaines et certainement pas par la faute d’un homme qui a voulu nourrir son peuple.

 

Il y a des manifestations, des prises de conscience. Je leur souhaite et à nous aussi de se dégager de l’emprise de Washington pour reprendre en main leur destiné et leurs richesses.

 

« Tu vois ce que c’est que le capitalisme ? Il n’y a pas d’ami. » Hugo CHAVEZ

 

https://www.youtube.com/watch?v=bQ-yKdiD1kY

 

https://www.youtube.com/watch?v=bsSrf0kKfSs

 

https://www.youtube.com/watch?v=7T8rlvUlWyo

 

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