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chroniqueshumaines

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Journal d'un mammifère en colère!


Lettre ouverte à Yves Thréard : les petits candidats, ça n’existe pas !

Publié par ChroniquesHumaines sur 18 Avril 2017, 00:25am

Tout est parti de l’édito politique d’Yves Thréard dans la matinale d’Europe 1 en date du 17 de cette année, et qui titre : faut-il interdire la présidentielle aux petits candidats ?

 

_ « Mais bien sûr ! Et pourquoi ne pas demander directement à Attali ou B.H.L. qui doit aller à l’Élysée tant qu’on y est, on économisera de l’encre et du papier. »

 

Je n’arrive pas à croire que la question puisse même être posée. Vous êtes un éditorialiste à la verve pointue mais aux analyses classiquement orientées d’un journaliste travaillant pour les groupes sous la tutelle d’un patron milliardaire semble, sans trop de véhémence, vous feintez de vous opposer à cette idée tout en écrasant ces même petits candidats en les réduisant à de simples éléments perturbateurs. À gerber.

 

Moi je veux bien que les « petits candidats » dérangent mais il faudrait m’expliquer qui sont les petits candidats ? Sur quoi se base-t-on ? Tous les candidats ont obtenu 500 signatures que je sache et leurs candidatures ont été validées par le conseil constitutionnel alors ? Peut-être que les petits candidats sont ceux qui ne représentent pas un parti politique, mais dans ce cas qu’est-ce que Macron fait dans la liste des grands candidats ? Il ne représente que lui-même et ceux qui le financent tandis qu’Asselineau, Poutou ou encore Arthaud sont tous mandatés par des partis donc ce n’est pas ça. Peut-être qu’un petit candidat c’est un candidat qui n’a pas de passé électoral, qui n’a jamais été élu mais Nicolas Dupont-Aignan est maire depuis 1995, député depuis 1997 et ce non stop alors que Macron, lui qui est assez bien pour passer sur T.F.1., ne s’est même jamais présenté, donc ce n’est pas ça non plus. Ah je sais, peut-être qu’un petit candidat c’est quelqu’un qui n’a pas fait les grandes écoles, ah non Asselineau est sorti 2ème de sa promotion à l’E.N.A. alors qu’Hamon a une simple licence et que Le Pen à une maitrise de droit, ce n’est donc pas ça non plus. Alors qu’est-ce que c’est ?

 

Je vais vous le dire, un petit candidat c’est juste quelqu’un qui ne va pas dans le sens de la libéralisation sauvage de la société civile et qui ne s’engage pas dans le rêve de « démocratie universelle » portée par Washington et qui consiste en fait à rendre monétairement profitable tout ce qui peut l’être, y compris la santé et l’éducation et ce par la volonté de quelques privilégiés au détriment de tout le reste de l’humanité et c’est clairement ce qui est en train de se passer. Tout comme il n’y a pas de Complistes, seulement des contestataires, il n’y a pas de petits candidats, seulement des candidats qui ne sont pas corrompus par ceux qui tiennent la planche à billets et qui ne jouissent pas des tremplins médiatiques comme certains mais à part ça la presse est impartiale.

 

Disons les choses Macron, Fillon, Le Pen, Mélenchon et Hamon font figure de grands candidats les autres ne sont que de joyeux tordus à qui il faut couper la chique et pourtant…

 

Il nous dit :

 

« C’est une petite musique qui monte chez certains beaux esprits : la présence des petits candidats dérangerait la campagne, empêcherait les Français d’aller à l’essentiel »

 

Qui sont ces « beaux esprits » et en quoi leurs esprits sont-ils beaux ? Mystère.

 

« L’organisation, pour la première fois avant le premier tour, d’un débat télévisé avec tous les candidats a fait germer cette idée. Comme si c’était à l’expression démocratique de se soumettre aux contraintes de la médiatisation, et non le contraire. »

 

Tout est dit, c’est aux médias de s’adapter aux règles de la république mais encore une fois qui déterminent que les discours des uns sont meilleurs que ceux des autres ? Ce n’est pas aux électeurs de décider de qui a raison entre tous les candidats ? Non ce sont les « beaux esprits » qui décident pour nous ce qu’il est intéressant d’entendre, voilà qui résume l’esprit de ces élitistes, qui dis-je : suprématistes. Est-ce que quand Asselineau évoque les contraintes liées à l’U.E. ou l’O.T.A.N. il s’écarte de l’essentiel ? Non, il met le doit dessus et c’est bien cela qui les chagrine.

 

« Les petits candidats, dit-on, ne seraient là que pour l’appât du gain : leurs frais de campagne sont effectivement remboursés à hauteur de 800 000 euros quand ils font moins de 5 % des suffrages et de 8 millions d’euros quand ils font plus de 5% »

 

Précision : ce sont les frais de tous les candidats qui sont remboursés ainsi nous pouvons imaginer que le risque de ne pas dépasser les 5% et quand même bien plus grand chez certains que chez d’autres, de plus ces sommes sont des plafonds et ne seront remboursés que les frais réels, ces accusations relayées avec la plus grande hypocrisie sont bidons et n’ont pour but que d’insinuer une idée malsaine.


« Certes, l’État pourrait faire cette économie, mais comment décréter qu’un candidat est petit ou grand à partir du moment où il a ses 500 parrainages ? Pourquoi certains seraient moins représentatifs que d’autres ? En fonction de quels critères ? Si ce devait être le poids électoral de l’élection précédente, le PS pourrait être en danger pour 2022 puisque Benoît Hamon, cette année, est dans les profondeurs du classement. On imagine déjà les cris d’orfraie poussés rue de Solferino. A l’inverse, Emmanuel Macron, dont le courant n’existait pas en 2012, n’aurait pas pu se présenter. Bref, aucune sélection autre que celle du nombre de parrainages paraît satisfaisante.»

 

Bon ici tout est dit et je suis entièrement d’accord sur ce paragraphe, alors quel est l’intérêt de cet édito ?

 

« Qu’apportent les soi-disant petits candidats au débat ? »

« Un brin de folklore bien sûr quand on entend aujourd’hui Jean Lassalle, le berger du Béarn, tout comme Marcel Barbu en 1965, que De Gaulle avait qualifié d’hurluberlu. C’est aussi la garantie de voir figurer à chaque présidentielle plusieurs trotskistes, reliques d’un temps jadis. »

Nous y sommes, voici l’expression selon moi de l’entreprise de « débilisation » orchestrée par certains médias envers ceux qu’ils s’obstinent à appeler petits candidats en pissant sur le principe d’égalité et sur la démocratie elle-même.

Jean Lassalle le berger ? Non son frère est berger, son père était berger mais Jean Lassalle lui c’est avant tout un chef d’entreprise qui emploie une dizaine de salariés encore aujourd’hui. En 1977 il devient le plus jeune maire de France à 21 ans seulement, il est aussi présent au conseil général des Pyrénées-Atlantiques depuis 1982 et en a été le vice-président de 1991 à 2001. Ensuite il est élu député de la 4ème circonscription de cette même région en 2002 et a été réélu deux fois de suite, il occupe toujours son siège à l’assemblée (rappelons qu’il a tenu une grève de la faim durant 39 jours pour sauver une petite usine ; petit candidat peut-être mais implication hors normes).

Jean Lassalle petit berger ? Non monsieur Thréard, le général n’aurait pas traité ce député exemplaire d’hurluberlue, il l’aurait décoré. Jean Lassalle n’est pas un berger c’est un politicien chevronné qui maîtrise son sujet et s’il est certes, très préoccupé par les problèmes que rencontre le monde rural, son implication très active auprès de nombreuses associations le démontrant, cela ne fait pas de lui un paysan ! Bien au contraire cela en fait un homme de terrain ce que vous ne serez jamais monsieur Thréard, vous qui faite preuve d’une véritable malhonnêteté dans ces propos.

En ce qui concerne le trotskisme, même si c’est une idée que je rejette personnellement en bloc ce n’est pas une idée des temps jadis puisque deux voir trois candidats sur onze sont issus de cette mouvance donc encore une fois ces propos sont simplement belliqueux et vous insultez les milliers, voire millions d’électeurs qui voteront pour ces candidats, ce faisant vous crachez sur un courant d’opinion en le renvoyant à la préhistoire. De la tolérance d’intellectuels de grands palais.

 

 

Et en plus vous vous vendez tout seul, décidément autant de pathétisme en si peu de lignes je ne peux que plaindre la pauvreté de ce que je lis : la réponse nous est donnée, plus un candidat va à l’encontre de l’idée mondialiste et plus c’est un petit candidat ! Ainsi Mélenchon et Le Pen sont jugé moins dangereux et il est vrai que leurs discours y compris celui de la présidente du front national qui est quand même censé défendre notre souveraineté de par son A.D.N. ne semblent pas vouloir se défaire de l’Union Européenne. Pour moi c’est comme si Poutine décidait de militer pour l’entrée de la Russie dans l’O.T.A.N. c’est un non-sens.

 

« On se souvient que la non qualification de Jospin au second tour de 2002 avait été en partie imputée à la présence de Taubira. Cette année, les voix allant à Dupont Aignan et Asselineau pourraient manquer à Fillon, voire à Le Pen. Mais c’est un peu facile de reporter la responsabilité de sa défaite sur les autres… »

 

Jusqu’au bout des insinuations perfides, et si Jospin avait simplement payé cinq ans de politique décevante ? Et qui prouve que les voix de Taubira auraient été réorientées vers le candidat Jospin ? Et si monsieur Thréard vous et vos collègues pouvaient enfin respecter ce principe qui jonche au centre de notre devise nationale et qui dit : égalité. C’est votre presse qui créer le concept de petit candidat qui sont méconnus à cause de votre volonté de ne pas les mettre en lumière. Les discours sont encore plus malhonnêtes que les silences et les exemples comme Cohen ou Bourdin qui s’acharne à démonter la légitimité de certains, tout en se prétendant gardien de la tolérance ne manquent pas. Votre article s’il prétend défendre le droit à tous d’être candidats n’en exprime pas moins l’idée qu’ils n’ont rien à faire dans cette élection si ce n’est distraire le peuple. C’est faux ces gens pour la plupart ont une expérience et une connaissance qui les rendent plus que légitime et leurs idées ainsi que leurs projets sont pour certains bien plus honnêtes et bien meilleurs que ceux que vous voudriez nous vendre. Je me demande qui sont les clowns dans cette histoire.

 

Monsieur Thréard je n’ai pas de carte de presse mais vous ne méritez pas la vôtre. Avec l’aide de tous vos amis journaleux vous piétinez la démocratie et crachez la propagande des lobbys à la face de vos auditeurs.

 

« Il y en a certains pour qui le journalisme est une vocation mais pour d’autres c’est un ascenseur social. Malheureusement ce sont souvent ceux-là qui sont le plus entendus. » C.H.

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