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Journal d'un mammifère en colère!


Un nouveau Watergate ?

Publié par ChroniquesHumaines sur 14 Mai 2017, 16:03pm

De quoi se tenir à table en attendant le nom du nouveau Premier Ministre, un nouveau Watergate à la sauce Donald J. Trump, les merdias propagandistes sont aux aguets.

 

Un petit tour de Delorean pour remonter en 1974 : Richard Nixon s’adresse au peuple Américain pour annoncer sa démission, tremblement de terre politique au pays du ketchup. Mais que s’est-il passé ? L’affaire est complexe, il faut rédiger un livre entier pour tout expliquer mais si l’on veut extraire l’essence de ce scandale si particulier, il s’agit d’une lutte de pouvoir sur fond de guerre du Viêt Nam. Nixon n’est ni le dégénéré dépeint par les caricaturistes démocrates, ni le grand politicien père de l’ouverture à l’Est que décrivent ses partisans. C’est un homme de pouvoir aguerri, qui aura été le vice-président d’Eisenhower de 1952 à 1960 avant d’accéder lui-même à la présidence en 1968 alors que le président sortant Johnson qui avait rappelons-le : signé le civil act rights mettant un terme à la ségrégation raciale en théorie, avait renoncé à briguer un second mandat à cause de son impopularité. Tiens, ça me rappelle quelqu’un.

 

Lors de son investiture, la guerre du Viêt Nam durait depuis 1961, sachant qu’avant les Américains s’étaient déjà enlisés dans la guerre de Corée, avec son lot de soldats tombés et les milliards de dollars qu’elle avait déjà coûtés. L’élite Américaine était coupée en deux avec d’un côté les anticommunistes farouches dont Edgard Hoover était bien sûr la figure la plus emblématique mais également le président Nixon en personne et de l’autre les partisans d’une nouvelle stratégie de guerre plus fourbe mais moins coûteuse en argent et en homme donc moins impopulaire mais surtout plus lucrative et qui consisterait à s’appuyer sur des mouvements contestataires locaux pour renverser les gouvernements jugés trop hostiles et les remplacer par d’autres plus prompt à se soumettre aux volontés Américaines voire même des dirigeants exploités et conduits directement par leurs services secrets. Cette ligne est défendue par des personnalités comme Gerald Ford son propre vice-président et qui lui succédera ou George Bush père, membre éminent du lobby pétrolier qui deviendra directeur de la CIA en 1978 et président des États-Unis de 1988 à 1992.

 

Nixon n’a jamais voulu la paix avec le Viêt Nam, il voulait clairement gagner cette guerre mais certains lobbys avaient eux, d’autres intérêts à défendre dans d’autres régions du monde beaucoup plus lucratives et cette guerre, appuyée par le président Nixon, devenait vraiment dérangeante. Sans rentrer dans le détail, ce sera le sujet d’un autre article, des mouvements populaires contre la guerre ont été influencés et financés par des fondations tenues par de grandes fortunes et donneront lieu à des manifestations « pacifiques » comme ce 21 octobre 1967 où 100 000 opposants se massent devant le Pentagone. Pendant ce temps, Nixon continu de pilonner comme jamais le Viêt Nam et envahit secrètement le Cambodge.

 

Probablement influencé par des gens aux opinions troubles comme son chef de cabinet H. R. Haldeman il a bel et bien autorisé la mise en place d’un vaste réseau d’écoute pour espionner ses adversaires, une erreur qui va lui coûter cher. Piège ou simple excès de paranoïa c’est ce qui va coûter sa place à Nixon et ouvrir la généralisation d’un système d’ingérence dans les politiques étrangères qui perdurent encore aujourd’hui. Disons-le sur cette action, Nixon ne peut s’en prendre qu’à lui-même car avant le Watergate il était littéralement indéboulonnable, jouissant d’une cote de popularité exceptionnelle au point de remporter la présidentielle de 1972 avec une très large avance pour finalement devoir démissionner et laisser Ford à la maison blanche. En revanche il gagnera l’abandon de toute poursuite par la grâce que lui accordera « généreusement » le nouveau président.

 

Pour résumer, lorsque le Watergate éclate, Nixon a déjà un parcours politique très long et plusieurs mandats à son actif et le tout se passe dans un contexte de guerres ouverte et froide, dans une Amérique où les noirs réclament l’égalité, où l’inflation menace, où les chocs pétroliers effraies les peuples du monde entier.

 

Nous sommes aujourd’hui en 2017, le contexte, les acteurs et les peuples sont bien différents de ce qu’ils étaient à l’époque. Le président Trump n’a rien de comparable avec Nixon, leurs parcours et leurs personnalités sont diamétralement opposés et Donald Trump n’avait exercé aucun mandat politique avant d’entrer à la maison blanche. Peut-on comparer le Watergate et l’affaire de l’ingérence Russe dans la campagne présidentielle qui a conduit Trump à limoger James Comey qui était l’ancien directeur du F.B.I. jusqu’au 9 mai de cette année comme le font tous les journaux du monde ?

 

Ayant vu le jour en Normandie, je dirais : dans un sens oui, dans un sens non !

 

Dans un sens non parce que comme je l’ai dit : l’époque, les conditions, les acteurs sont différents mais il y a un ou deux points intéressants à observer : l’armée Américaine sert les intérêts idéologiques Américain dans le texte mais sur le terrain elle sert des intérêts économiques. Les plus grands gagnants de la politique d’ingérence Américaine qui sert plusieurs pans de l’industrie sont principalement l’industrie pétrolière, de l’armement et bien sûr les banques très impliquées dans la formation de « groupes d’étudiants discrets » au sein des grandes universités pour recruter leurs futurs éléments. Il n’est pas inintéressant de relever que Bob Woodward, l’un des deux journalistes qui a pu faire éclater le scandale grâce aux informations que William Mark Felt, le directeur adjoint du FBI, surnommé à l’époque « gorge profonde » par la presse, était membre des Book and Snake à Yales. Pourrait-on de ce fait, imaginer que ces lobbys industriels puissent avoir un intérêt à destituer Donald Trump ? Quel serait alors le lien entre ces lobbys et l’ancien directeur du FBI James Comey ?

 

Et bien regardons un peu le CV de ce monsieur : il a été nommé directeur du FBI par Barak Obama en 2013 mais en vertu de quoi ? Mystère ! Il n’avait absolument aucune expérience dans le domaine, ce n’est pas un ancien agent. C’est un ancien procureur général adjoint de l’administration Bush. Il quitte cette fonction en 2005 et à partir de là son parcours devient plus intéressant puisqu’il commence par devenir avocat général et vice-président de la société Lockheed Martin qui n’est rien de moins que la première entreprise mondiale en matière de sécurité et défense. En 2010 il devient avocat général de Bridgewater Associates, le fond de pension le plus riche du monde qui octroie de l’argent à certains gouvernements étrangers et autres banques centrales ce qui favorise ensuite les négociations de certains groupes industriels Américains dans ces pays. Pour finir en 2013 il intègre la célèbre Columbia Law School, l’une des universités les plus select des États-Unis tout en étant membre du conseil d’administration de la banque HSBC qui est au cœur de nombreux scandales comme les « Panama-papers ». Autant le dire, lorsque Obama lui donne les clefs du FBI il a déjà ses entrées dans le grand cirque de l’État profond Américain.

 

Il se trouve que lors de la campagne présidentielle Américaine, il a déclaré qu’il menait une enquête concernant des mails compromettants échangés par la candidate Clinton pour finalement déclarer quelques semaines plus tard que rien de probant n’avait été trouvé, affaire classée ! Tout ça pour ça ? Il y a de nombreuses zones d’ombre : en effet, selon les accusations, de proches collaborateurs de Trump auraient eu des liens avec la Russie dans le but de favoriser son élection. Si l’on écoute les médias Européens Poutine serait derrière ces hackers…un vrai polar cette histoire. Sauf que concrètement, que sait-on aujourd’hui de la réalité ? Des hackers « probablement Russes » mais cela reste à prouver auraient piraté les serveurs de l’équipe de campagne d’Hillary Clinton pour rendre certaines correspondances publiques et c’est tout ! Ce qui veut dire qu’en réalité, rien ne prouve que les hackers en question soient Russes et encore moins qu’il y ait un lien avec leur président. Rien ne prouve que les différentes réunions entre les collaborateurs de Trump, comme Flynn déjà poussé à la démission, aient eu des intentions criminelles. Dans l’optique d’un mandat présidentiel il n’est pas inintéressant que connaître la position des Russes sur certains sujets avant la prise de pouvoir. Les médias accusent clairement Trump d’avoir viré Comey parce qu’il enquêtait sur ses soi-disant liens avec la Russie alors que rien ne prouve qu’il y en ait, l’enquête est justement en cours et surtout rien ne dit que Comey n’ait pas servi des intérêts « obscurs » pour fragiliser Trump. Bref, la presse ne sait rien mais accuse. Si une procédure de destitution éjectait Trump de la maison blanche je vous conseille d’investir massivement dans le champagne tant la propagande nous invitera à fêter l’événement comme une grande victoire de la démocratie. Mais cela n’arrivera pas.

 

 

Cette histoire sent un peu le renfermé et je pense que contrairement au Watergate elle va faire pchiiiit comme dirait Chirac. Je parie ici et maintenant que Trump ne sera pas destitué, il n’y aura d’ailleurs même pas de déclenchement de la procédure de destitution. Les deux affaires sont incomparables et je pense que si Trump a dégagé James Comey ce n’est pas forcément pour l’empêcher d’enquêter mais peut-être pour l’empêcher d’enquêter à « charge ». James Comey est proche de milieux vouant une haine sans bornes à Donald Trump.

 

La politique est un jeu de dupe et chacun défend ses intérêts. La presse Occidentale s’acharne encore sur Donald Trump mais si l’on s’attarde sur les choses nous pouvons rapidement nous apercevoir que les choses sont en fait : complexes et que chaque protagoniste joue un rôle précis. Je pense que Donald Trump a voulu faire un geste fort et montrer qu’il avait des armes pour résister à la pression des lobbys, en outre le congrès majoritairement républicain n’a pas intérêt à ce que Trump soit destitué.

 

« L’individu est handicapé face à une conspiration si monstrueuse qu’il ne peut croire qu’elle existe. » J. Edgard Hoover.

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