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chroniqueshumaines

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Journal d'un mammifère en colère!


Supprimer la taxe d’habitation : un bien pour un mal

Publié par ChroniquesHumaines sur 14 Juillet 2017, 11:43am

 

Voici une belle promesse de campagne, supprimer l’un des impôts les plus lourds pour les familles les plus modestes, pour une fois « qu’ils » pensent à nous, nous n’allons pas nous plaindre ! Sauf que…Je me suis demandé d’où pouvait venir cette idée saugrenue d’aider les plus modestes de la part d’un mouvement ultralibéral et en quoi la situation économique du pays pouvait permettre une telle mesure ? Quand la bonté vient de la main du malin il est bon de se demander qu’elle en sera la contrepartie avant de se réjouir.

 

Pour comprendre ce qui se cache derrière la suppression progressive de la taxe d’habitation, il faut savoir que ce n’est pas une mesure isolée mais qu’elle fait partie d’une réforme de modification du fonctionnement du budget de l’État qui répond elle-même à un idéal libéral-mondialiste typique des mentalités des élites transatlantiques. Essayons d’y voir plus clair.

 

À qui profite le crime ? L’État n’a clairement rien à gagner dans cette histoire mais nous savons que Macron est un fédéraliste pro-européen, son objectif est d’affaiblir l’État Français et de consolider le pouvoir à Bruxelles.

 

            _ « Conspirationniste ! Au feu… »

            _ « Attends j’ai des arguments. »

 

Concrètement, combien cette mesure va-t-elle coûter à l’État et qu’est-ce que cela implique ? La stratégie de fédéralisation de l’Europe implique le redécoupage des régions en grandes régions, ça c’est fait, mais aussi des communes en communautés de communes qui deviendront à terme des districts. Deuxième point, la stratégie de globalisation mondiale implique la privatisation de tous les secteurs socio-économiques au profit de groupes multinationaux en capacité de s’autogérer voir de s’auto légiférer (ça c’est la partie loi travail) et la suppression de la taxe d’habitation va servir l’ensemble de ces intérêts, explications :

 

La taxe d’habitation n’est pas un impôt national, elle fait partie intégrante des budgets communaux et représente un tiers du budget moyen des communes. L’État réduit constamment les aides aux communes depuis plusieurs années, celles-ci ont compensé par les augmentations des impôts locaux et sans la manne financière qu’ils représentent les communes même les plus récalcitrantes n’auront plus d’autre choix que de s’associer aux communes avoisinantes pour espérer survivre, les maires n’ayant plus la maîtrise de leurs budgets devront s’inscrire dans un projet d’ensemble. Bien sûr il y aura en outre, des augmentations de taxes foncières (bonne chance aux petits propriétaires) mais elles ne compenseront pas les pertes. Dans un contexte de privatisation des services publics, cela se ressentira grandement et principalement sur les actions sociales nécessaires pour les plus démunis.

 

La suppression de la taxe d’habitation n’est rien de plus rien de moins qu’une attaque fiscale contre l’autonomie des communes pour faciliter la mise en œuvre d’un nouveau système d’intercommunalité plus facilement contrôlable par les pouvoirs centraux et dont la mission sociale deviendra quasi nulle. Les logements sociaux sont gérés comme des organismes privés, les écoles en appellent de plus en plus à la participation financière des parents pour financer certaines activités, les associations disparaissent les unes après les autres et s’en remettent désormais aux dons privés.

 

            _ « Oui mais les familles seront soulagées par la suppression de cet impôt. »

            _ « J’attends de voir ! »

 

Encore une fois il faut voir les choses dans leur ensemble, certes il y aura un gain à ce niveau-là mais si nous regardons ce que nous propose le gouvernement à l’arrivée que va-t-on réellement gagner ? Les principales coupes budgétaires prévues par l’État impacteront directement notre qualité de vie et anéantiront les aides dont bénéficient les plus démunis et encore une fois il n’est pas à l’ordre du jour de toucher aux salaires des députés ni aux avantages des élus. Augmentation du tabac, des amendes, de la T.V.A., baisse des A.P.L mais aussi des salaires et j’en passe. Puisque la France est soi-disant endettée elle doit respecter les prérogatives imposées par Bruxelles, il est donc impossible de présenter un budget ne présentant pas des économies drastiques et notamment dans les dépenses publiques, cible prioritaire des technocrates Européistes. Le gouvernement prétend que les pertes que subiront les communes seront compensées par des aides d’État mais ne précise rien concernant ce sujet et surtout il est clair que les communautés de communes seront financées en priorité. Le grand redécoupage des territoires est en marche mais le peuple ne s’en portera pas mieux, les écarts se creusent et le niveau de vie des classes moyennes et pauvres ne cessent de se détériorer.

 

Maintenant si nous voulons élargir ce champ de réflexion à un niveau national, nous pouvons étudier la ligne prise par le nouveau gouvernement en matière d’économie, sachant que l’un des objectifs principaux est de désengager l’État de tous ses investissements dans les grandes entreprises hors armements. Les engagements pris en matière de fiscalité vis-à-vis des entreprises mais aussi des grandes fortunes (via la réforme de l’I.S.F.) vont servir à justifier que l’État retire ses investissements dans le capital des entreprises qui pourtant en sa qualité d’actionnaire devrait rapporter à l’État, j’ai déjà entendu parler de 10 milliards d’euros pour 2018, alors qu’elle est la logique ? Il n’y a qu’une logique permettant de justifier cette politique de défiscalisation de « ceux qui gagnent de l’argent », c’est d’affaiblir l’État Français au profit de l’Union Européenne. C’est le même stratagème qu’expliqué plus haut avec les communes, lorsque les États ne peuvent plus s’assumer, ils n’ont plus d’autre choix que de s’allier avec leurs voisins.

 

Le bilan c’est une économie entre les mains des milliardaires et de leurs multinationales et un pouvoir politique entre les mains d’une oligarchie loin, très loin des aspirations populaires. Il n’y a pas de système politique parfait mais si nous continuons dans cette voie il est clair que nous allons vers un pouvoir total de la bourgeoisie qui ne porte aucune culture, aucune histoire ni même aucune valeur simplement le goût du fric et la soif de pouvoir. Notre sécurité sociale était le pilier de la Vème république, les assurances privées seront le pilier du nouveau monde « qu’ils » sont entrain de nous construire.

 

            « Et tout ça à partir de la taxe d’habitation ? »

 

« Si tu veux savoir si l’arbre est saint? Regarde ses fruits »

 

https://www.youtube.com/channel/UCKpctdrmDm3ZkCzveO5v3nw

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