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Journal d'un mammifère en colère!


Ma liberté d’expression

Publié par ChroniquesHumaines sur 4 Août 2017, 14:46pm

« Ta liberté s’arrête là où ce que tu dis commence à m’emmerder ! »

 

Au pays des Charlie, voici une question souvent débattue mais qu’en est-il en réalité ? En tant qu’auteur blogueur je m’exprime publiquement et j’accepte les retours qui peuvent m’être faits, jusqu’à un certain point. J’écris régulièrement sur des sujets d’actus, de politiques et de sociétés il est donc bien normal d’avoir affaire à certains avis contraires mais le souci c’est qu’au-delà de ceux qui se prêtent au jeu du débat d’autres s’emploient uniquement à vous faire taire et ce en employant parfois des moyens douteux.

 

Ce qui me chagrine le plus c’est que la volonté de censure n’appartient pas exclusivement aux élites et loin s’en faut ! Même s’il est vrai que l’arsenal judiciaire rend la censure d’État très efficace, il n’en reste pas moins que le peuple ne se prive pas pour favoriser une censure malsaine en s’appuyant principalement sur les réseaux sociaux mais pas que. Descendre la réputation de quelqu’un, poster des commentaires haineux et injurieux et même proférer des menaces dans le but de réduire quelqu’un au silence, tous ces exemples et ils sont nombreux, sont des attaques souvent violentes portant atteinte à la liberté d’expression.

 

Pourtant Toutatis sait à quel point ce sujet est évoqué en France et ils sont nombreux les donneurs de leçons à venir beugler dès que l’on touche à leur droit de dire toutes les âneries possibles et imaginables. Pour autant, et je le constate, peu d’entre nous montre un véritable respect pour cette liberté qui est pourtant le fondement de toute démocratie. Ce phénomène touche absolument toutes les catégories sociales de droite comme de gauche ! Et je ne reparle pas des fanatiques d’un tel ou un tel qui iront jusqu’à proférer des menaces si tu égratignes ne serait-ce qu’un peu leur petit chouchou. Tout le monde revendique la liberté d’expression mais combien la respecte ?

 

Il fut une époque où le bucher condamnait celui qui ne croyait pas selon la volonté de l’église. Combien furent fusillés pour avoir eu des convictions politiques ? La tolérance d’un être se mesure aussi selon sa capacité à écouter et à comprendre les raisonnements contraires. Nous nous apercevons qu’en vieillissant notre vision des choses évolue. Ces croyances qui autrefois étaient des certitudes ont fait place à de nouvelles perceptions, que savons-nous de nos certitudes d’aujourd’hui ? Je regrette toujours les comportements violents, la violence est toujours la forme la plus stupide de réponse. Invectiver quelqu’un pour de simples paroles est une forme de violence qui écorche non seulement la personne visée mais aussi la liberté d’expression elle-même. Rien de tout cela ne nous tire vers le haut.

 

La liberté d’expression a bien sûr ses limites. Certains diront la loi, d’autres le respect d’autrui, d’autres la connerie mais c’est bien là tout le cœur du problème. La vie en troupeau implique des règles communes à tous, ce qui induit la nécessité de poser des limites à tous. En conséquence il faut délimiter ce qu’il est possible de dire ou non. La liberté totale est toujours utopique, nous obéirons quoi qu’il advienne à des lois physiques et nous devrons nous adapter à la présence de nos semblables ainsi qu’à celle des autres espèces c’est ainsi. Le problème c’est que chacun a sa vision de la chose. Les droits ne sont pas les mêmes pour tous, ainsi un étranger n’aura pas le droit de vote, un élu devra mesurer son langage, nous sommes également pour la plupart muselés dans nos milieux professionnels c’est dire la complexité du problème ! La liberté d’expression n’a rien de fixe, elle dépend de nos propres principes, de l’endroit où nous sommes et bien sûr de nos interlocuteurs. Plus il y a d’oreilles pour nous écouter et plus les réactions seront intenses et massives, il va de soi.

 

En fait tout est question de tolérance mais la tolérance implique aussi le partage ce qui reste très complexe dans un monde que se veut de plus en plus individualiste. Défendre la liberté d’expression c’est aussi défendre celle des autres sans quoi ce combat n’a absolument plus rien de noble et n’est plus alors qu’un concours d’arguments dont le but est de démontrer sa supériorité intellectuelle ; encore un comportement de macaque submergé par le besoin primaire de domination. Dissidence, démocratie, média, peuple qui défend vraiment la liberté de chacun et notamment la liberté d’expression ? Dans ce monde d’hypocrite tout le monde se fait le chantre de la vertu mais chacun ne voit que ses intérêts.

 

J’estime en tant que Français être en droit de m’exprimer librement dans la mesure où je respecte la loi même si je la conteste. Nous avons tous nos positions, nous avons tous des choses à dire mais nous devons être prêt à affronter la censure car elle est l’apanage de ceux qui, à l’esprit commun privilégieront toujours leur propre petite personne. L’homme est un primate bien plus proche de son animal intérieur que de la lumière et la longue marche qui mène à la raison universelle ne semble pas prête de s’achever.   

 

Quel avenir pour la liberté d’expression en France ?

 

Au-delà du manque de considération générale pour les avis contraires que je viens d’évoquer, il est clair que l’État ne nous facilite pas vraiment la tâche, aidé en cela par des médias ficelés et des associations plus procédurières que d’utilité publique. Je me suis déjà exprimé sur ce sujet : il semblerait qu’il y avait une certaine liberté de ton qui existait encore dans les années 80 qui a totalement disparu avec il faut bien le dire un point d’orgue qui fait tache dans une législation républicaine : la loi Gayssot. La liberté d’expression régresse et Michel Leeb fait aujourd’hui figure d’horrible xénophobe là où il n’était outre-temps, qu’un humoriste parmi tant d’autres. Coluche et Desproges seraient en prison à l’heure qu’il est. La diabolisation de certains a atteint des proportions jamais vues hors période de dictature. Une démocratie où la parole peut vous coûter la disgrâce et même la prison, un simple avis qui fait de vous un ennemi de l’État ? Une démocratie où les médias publics n’hésitent pas à flinguer ceux qui ne votent pas comme il le faudrait ? Cette démocratie n’en est pas une, là où il y a du scotch sur la bouche, il ne peut y avoir de débat démocratique.

 

_ « Heureusement qu’il nous reste internet ! »

 

Certes mais pour combien de temps ! Il est clair que la belle époque où il était possible de tout publier ou presque sans se soucier est bel et bien révolue ! La surveillance est accrue et le moindre de vos propos pourra être retenu contre vous devant un tribunal. Les procès se multiplient et les contrôles sur certaines plateformes comme Youtube ou Facebook sont de plus en plus drastiques. Quel sera le niveau de contrôle des autorités sur l’internet de demain ? Vaste question mais il en est une autre non moins angoissante : quel contrôle aura sur nous l’internet de demain ?! À quel degré de surveillance allons-nous devoir nous soumettre après chaque apparition publique. Nous voyons bien que les libertés régressent pour les masses et qu’a contrario les grandes fortunes se libèrent à mesure que la sécurité sociale se privatise.

 

Il faut dans un premier temps se remettre à nous respecter les uns les autres, l’écoute est une clef pour un futur plus juste et moins violent. Ensuite et ensuite seulement nous pourrons peut-être faire entendre nos voix au-delà du numérique et reprendre la main sur notre droit à la parole, à la pensée. La démocratie implique que chacun prenne ses responsabilités. La responsabilité d’être au fait des problèmes qui sont communs à tous, la responsabilité d’exprimer son opinion et surtout la responsabilité de prendre en compte l’avis de tous nos concitoyens, alors et alors seulement la démocratie aura une chance d’exister. Dans tous les cas contraires, tout cela est illusoire. Dans l’état actuel des choses, la démocratie est une illusion.

 

Ils essayeront de me faire taire mais tant que je tiendrais ma plume je serais en vie, et tant que je serais en vie je tiendrais ma plume.

 

« Nous pouvons rire de tout mais pas avec n’importe qui ! » Pierre Desproges

 

PS : J’ai publié un article sur l’influence du sionisme, ça n’a pas loupé :

 

_« Antisémite ! »

 

D’ailleurs je pense que cet article sera le premier refusé sur Agoravox depuis mon inscription. Deux poids, deux mesures ? Je vous laisse juger : http://chroniques-humaines.over-blog.com/2017/08/quelle-est-la-veritable-influence-du-sionisme-en-occident-2.html

https://www.youtube.com/channel/UCKpctdrmDm3ZkCzveO5v3nw

Commenter cet article

Le Furtif 08/08/2017 16:53

Votre commentaire du jour sous Cnabum est une indication précieuse de ce qu'est pour vous la libre critique.
Il y a de l'honneur moral et politique à se démarquer de donneurs de leçons tels que vous.et la clique qui vient encenser ce pitre suffisant et niais
La médiocrité et la servilité au service d'une entreprise commerciale comme AVOX.?
Ne cherchez plus
Vous avez trouvé votre voie
.
Donatien Le Furtif ex exclu d'Avox pour ironie mordante contre les épiciers thérapeutes les gourous, sorciers et autres complotistes du complot "inside" qui assurent toujours la chalandise du site en mal de trafic.

Le Furtif 08/08/2017 16:41

Je viens de vous lire sur A gora vox
Votre commentaire en défense du pitre Nabum vaut son pesant d'or
La liberté pour a médiocrité suffisante mais pas pour sa critique...
Vous avez votre place à la Gestapo ou à la Loubianka....
Vous n'êtes pas obligé de choisir.
Donatien Le Furtif....ex exclu d'Avox

Ribus 07/08/2017 18:45

Bonjour,

Quelques remarques :

« Ce qui me chagrine le plus c’est que la volonté de censure n’appartient pas exclusivement aux élites et loin s’en faut ! »

Je pense que le terme « censure » n’est pas adapté. Je vois plutôt un raidissement de l’opinion publique qui réagit avec virulence et exagération. Nous ne sommes plus dans la mesure, le raffinement, la justesse de ton, l’élégance mais dans l’outrance, l’excès, le « brutal ».
A cela, s’ajoute le syndrome américain de la judiciarisation qui nous a contaminé et qui pousse n’importe qui à faire des procès pour des motifs bien souvent dérisoires.

« ….qu’il y avait une certaine liberté de ton qui existait encore dans les années 80 qui a totalement disparu… »

C’est exact. Aujourd’hui, Desproges, Coluche et peut être même Raymond Devos auraient tous comparu devant la XVIIè chambre correctionnelle du TGI, siège de la guillotine de la pensée.

Notre république s’effondre et on se dirige vers un régime de terreur. Il va falloir s’habituer à vivre dans la clandestinité, à se méfier d’un peu tout le monde et surtout à prendre conscience que la démocratie qu’on nous vend n’est qu’une vaste farce.

Le 5 août 2017, un décret no 2017-1230 du 3 août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire consolidait le dispositif répressif en la matière ( source Légifrance).

 « Heureusement qu’il nous reste internet ! »

Vous avez bien vu que cela se terminera vite. Tous les dispositifs sont en train d’être mis en place et un piège nous est tendu : Mettre tout dans le numérique et ensuite verrouiller le numérique.

Je vous conseille la lecture du rapport «  l’état d’internet en France », édition 2017 publié par l’ARCEP( Autorité de régulation des communications électroniques et des postes ) ainsi que celui publié le 13 mai 2016 par le conseil général de l’Economie sur les « modalités de régulation des algorithmes de traitement des contenus »

Cordialement,

ChroniquesHumaines 08/08/2017 00:53

Merci pour toutes ces précisions, je vais aller lire ces rapports...merci beaucoup, :-)

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